Revue des Littératures de l’Union Européenne Retour à la page d'accueil
Review of Literatures of the European Union Home Page

20-22 octobre 2005
Fedorov Readings VII (Université d’état de Saint-Petersbourg - Russie)
Chronique d'Elena Vakulenko (INALCO - Paris)

Ce colloque international organisé par le Centre d’études traductologiques de Saint-Petersbourg et le Département de la philologie anglaise et de la traduction de l’Université d’état de Saint-Petersbourg s’est déroulé dans son septième volet cette année et a réuni les chercheurs venant de Russie, Ukraine, Pologne, Serbie – Montenegro, Chine, Finlande, Etats-Unis, Autriche, Italie et de France. Comme chaque année, il a été dédié à la mémoire d’Andreï Fedorov, ancien professeur de l’Université de Saint-Petersbourg, l’un des fondateurs de la pensée traductologique russe, et a fourni l’opportunité de la discussion et de l’échange sur de nombreux sujets liés à la traduction, notamment les problèmes actuels de la traductologie, la traduction littéraire, l’enseignement de la traduction à l’université, les problèmes de la communication interculturelle, l’utilisation des nouvelles technologies dans le travail du traducteur. Plusieurs ateliers thématiques ont fonctionné tout au long du colloque.
Dès la première journée, l’Union des traducteurs de Russie représentée par son président – Leonid Gourévitch, et son bureau général, a fait son apparition dans tous les ateliers.
Dans le cadre de l’atelier sur les problèmes actuels de la traductologie ont été abordées : la spécificité des universaux traductionnels (V. Chadrine), la traduction assistée par l’ordinateur (D. Robinson), le rôle de l’intuition dans l’opération traduisante (I. Ubozhenko), les facteurs sémantiques déterminant le choix du traducteur (V. Nedialkov), l’analyse des corpus de traduction thématiques (H. Kempannen), la liberté et la créativité du traducteur (E. Bjalek), les aspects cognitif et pragmatique de la traduction des énoncés de jugement (A. Prikhodko).
La réflexion dans l’atelier de la traduction littéraire portait avant tout sur l’interprétation : celle du traducteur, mais également celle du lecteur de la traduction. Ce phénomène a été illustré par les exemples de la traduction de l’émotionnel (E. Vakulenko) et l’analyse de la réception d’une œuvre dans une autre langue-culture que celle de l’original (G. Denisova). J. Mikhaelson a proposé son interprétation de certains passages de « Eugène Onéguine » de Pouchkine, et A. Bratoukhine a analysé la première interprétation du texte biblique en latin. La communication de O. Korenevskaïa a provoqué de vifs débats, car elle était consacrée au problème de la sauvegarde de la structure rythmique du roman de Dostoïevski « Frères Karamazov » dans les traductions anglaises.
Dans les autres ateliers, les intervenants s’interrogeaient, entre autres, sur le rôle et la place de la traduction dans l’enseignement d’une langue étrangère (G. Denisova), les aspects pratiques de l’enseignement de la traduction (O. Khopiaïnen), les critères pour évaluer la traduction (A. Arestova), le jeu de mots et les possibilités de le traduire (O. Kosterina).
Au cours des trois jours du colloque ont eu lieu un concours de traducteurs, une séance de présentation de nouveaux logiciels destinés au traducteur et une table ronde intitulée « Les nouveaux horizons de la traductologie en Russie ».
L’ensemble des communications sera publié en 2006 sous le titre « Universitetskoïe perevodovedenie VII ».

© Rilune 2005