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18 mars 2005
Traduction et exclusion: l'Europe, une communauté de traduction?

Chronique de Marianna Apidianaki (Université Paris 7 - Denis Diderot)

Journée d'études organisée par le groupe IPAS, 18 mars 2005, 9h – 19h
Reid Hall, Salle de Conférence, 4 rue de Chevreuse – 75006 Paris, M° Vavin

Voici quelques-uns des points de réflexion présentés au cours de cet atelier de travail, organisé dans le cadre du projet: "L'Europe, une communauté de traduction? Identité européenne, diversité culturelle et citoyenneté démocratique" (janvier-mars 2005).
Les chercheurs qui ont participé à la journée d'études sont:
Jelica Sumic (Université de Ljubljana): Traduction, transmission
Antonia Birnbaum (Université de Paris 8): De la traduction au dialogique
Ernesto Laclau (Université d'Essex): Exclusion, Identity, Hegemony
Rado Riha (Centre de recherches scientifiques, Ljubljana): Pour une politique de l'intraduisible
Oliver Marchart (Université de Bâle): Distorted Universals

Est-ce que la langue de l'Europe est la traduction, comme le prétend Umberto Eco?
Quel est le taux d'intraduisibilité des langues?
Est-ce qu'il est assez haut pour rendre les langues vraiment intraduisibles?
Quelle distinction entre l'intraduisible de départ et l'intraduisible terminal d'après Ricœur?
Est-ce que l'intraduisible initial, inhérent à la diversité des langues, existe avant que la traduction soit produite?
Comment on peut se servir de la notion de système de différences, dans le sens saussurien, pour illustrer la notion de l'exclusion?
Comment les différences du système deviennent équivalentes face à l'élément exclu du système?
Est-ce que les frontières aujourd'hui deviennent vraiment invisibles?
Quelles sont les différences entre la traduction et le dialogue?
Est-ce que quelqu'un qui parle traduit vers la compréhension de l'autre?
Quels sont les facteurs qui distinguent la communauté de traduction de la communauté de dialogue? Est-ce l'intraduisible? Ou la temporalité?
Comment l'approche traditionnelle de la traduction est confrontée à l'approche de la traduction adoptée par la psychanalyse?
Est-ce que la communauté de traduction peut être considérée comme un endroit d'insécurité?
Est-ce que l'on peut envisager la traduction comme un travail de deuil de l'introuvable sens identique?
Même dans ces conditions, pourquoi est-ce que l'on soutient toujours le désir de traduction et de transmission?

© Rilune 2005