Origini della letteratura greca in volgare ai confini orientali dell’impero bizantino: alcune riflessioni

DOI : 10.17457/RIL9_2015.CAR

Caterina Carpinato (Università Ca’ Foscari Venezia)
Origini della letteratura greca in volgare ai confini orientali dell’impero bizantino: alcune riflessioni

L’article porte sur un aspect très peu connu de l’histoire littéraire en langue grecque, un fragment qui coïncide avec le développement d’une nouvelle réalité s’étant formée à l’intérieur du contexte historique byzantin sous la pression de l’avancée musulmane. Dans les aires marginales de l’Empire romain d’Orient, grâce à la mutation des circonstances historiques, politiques et religieuses, même la façon de s’exprimer et de sentir change : ici, on utilise activement un registre linguistique différent de ce grec atticisant qui était employé par les institutions de l’État et de l’Église. Dans cette langue qui n’est pas réglée par des normes grammaticales écrites, on chantait les exploits héroïques des défenseurs des confins contre les infidèles. Les manuscrits et les témoignages concrets remontent à une époque successive. Il n’est pas possible de définir avec certitude les spécificités linguistiques des compositions qui ont aussi connu une phase orale. Toutefois, les origines d’un tel phénomène culturel nouveau datent sans doute des IXe-Xe siècles et la langue ne respecte pas les canons de la grammaire ancienne. Les héros analysés sont Armuris et le fils d’Andronicus (avec la traduction italienne des chants akritiques desquels ils sont les protagonistes).
Mots-clés : Armuris, Byzance, littérature grecque en vulgaire, chants

The article analyses a barely known aspect of literary history in Greek language, a fragment that corresponds to the development of a new reality, which rose in the Byzantine historical context under pressure of the Muslim advance. In the marginal areas of the Eastern Roman Empire, thanks to the mutation of historical, political and religious circumstances, even the way of expression and feeling changes: here, a linguistic register which is different from the atticizing Greek that is employed by the institutions of the State and the Church is actively used. In this language that is not codified by written grammatical rules, the heroic accomplishments of the defenders of the borders against infidels were celebrated. Manuscripts and material records belong to a further period. It is not possible to define with certainty the linguistic peculiarities of the literary works that went through an oral phase too, but the origins of this cultural phenomenon date probably to 9th-10th centuries and the language does not respect the rules of ancient grammar. The heroes analysed are Armuris and Andronicus’ son (with the Italian translation of the Akritic songs where they are protagonists).
Keywords : Armuris, Byzantium, Vulgar Greek literature, Akritic songs