Quanto nuoce la cultura al comandante di un esercito? Un dibattito umanistico tra Cinque e Settecento

DOI : 10.17457/RIL10_2016.BAT

Andrea Battistini (Università di Bologna)

Quanto nuoce la cultura al comandante di un esercito? Un dibattito umanistico tra Cinque e Settecento

On peut déduire lors de l’examen de plusieurs traités de la période entre le XVIe et le XVIIe siècles, notamment de ceux dédiés à la personne d’un chef militaire parfait, un portrait idéal qui lui attribue non seulement les compétences de l’art de la guerre, mais aussi une solide culture, technico-scientifique, certes, mais aussi humaniste. Pourtant, les exemples historiques nous montrent des commandants qui, tout en possédant de vastes compétences dans l’art du combat, n’avaient pas le même niveau lorsqu’il s’agissait du domaine culturel. Au XVIIe siècle, on note une inversion de la tendance en question. En ayant pour modèle la figure de Coriolan chez Plutarque, aussi bien que les exemples de Sparte, Rome et Carthage, Alessandro Tassoni, Virgilio Malvezzi, Giambattista Vico, pour ne citer que quelques exemples, établissent un rapport inversement proportionnel entre la culture et les compétences militaires. Cette tendance se confirme encore au début du XIXe siècle chez Francesco Lomonaco, l’auteur des Vite de’ famosi capitani.
Mots-clés : guerre, culture, chef militaire, compétences 

If one examines the numerous treatises of the period between the 16th and the 17th centuries, dedicated to the personality of a perfect military chief, one will see an ideal portrait attributing to the military commander not only a high level of competence in the art of war, but also a solid technical-scientific, as well as humanist culture. However, a number of historical examples show us military chiefs who, being extremely well-versed in war techniques, possessed a much poorer competence in culture. A long-lasting inversion of the tendency in question can be observed starting from the 17th century. Taking as a model the figure of Plutarch’s Coriolanus, as well as the examples of Sparta, Rome and Carthage, Alessandro Tassoni, Virgilio Malvezzi, Giambattista Vico establish an inversely proportional relation between culture and war competence. This trend can still be perceived at the beginning of the 19th century in Francesco Lomonaco, the author of Vite de’ famosi capitani.
Keywords : war, culture, military chief, competence