Il remedium amoris da Ovidio a Enea Silvio Piccolomini

Paola Pinotti (Università di Bologna)

Il remedium amoris da Ovidio a Enea Silvio Piccolomini 

Enée Silvius Piccolomini a une connaissance très large des auteurs latins, comme on peut apprendre en lisant sa correspondance. En particulier, il avait lu l' Ars et les Remedia , qui étaient beaucoup imités dans le Moyen Age et la Renaissance.
Dans son épitre à Ippolito Porro (1446), qui a pour titre De remedio amoris , il reprend plusieurs topoi de la poésie érotique grecque et latine, mais sa vision de la femme, de l'amour et du péché sort de l'idéologie chrétienne.
Dans son œuvre de jeunesse, le recueil élégiaque Cinthia , on reconnaît l'influence surtout de Virgile, et parfois de Properce: on peut voir le motif du remedium amoris et celui de la medicina amoris en particulier dans l' incipit de l'élégie 21, adressée à Cinthia, qui présente des allusions aux poètes latins, mais aussi une longue citation de St. Ambroise. Dans l'élégie 23, à Cupidon, le couplet final cite de près les Remedia ovidiens, v.79-120, quoique cette élégie ne montre pas encore la maturité et l'élégance stylistique de celui qui va devenir Pape Pius II.
Mots-clés : Piccolomini, remedium amoris, Ovide, latin, humanisme